1.2-La dynamique multifonctionnelle.

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La notion de la multifonctionnalité, surtout le sujet qui en découle, c’est-à-dire la jointure existante entre le sport et les autres activités susceptibles d’être créées dans l’espace Vita, aurait du être un nouvel enjeu dans la gestion de l’environnement pour en tirer le maximum de bénéfice dans le cadre de la décentralisation.

La multifonctionnalité suppose alors la reconversion de site originel en espaces ou zones thématiques et « la réduction(89) » de sa fonction sport en d’autres fonctions consommables. L’axe de cet enjeu peut être également dirigé au niveau de la recherche scientifique dans les différentes propositions qui engendrent une politique à adopter en matière environnementale. Cette jointure suppose la nécessité de travailler en faveur de la protection et de la préservation du PV, mettant pleinement en valeur l’ensemble des fonctions (fonctions économiques et touristiques, fonctions sociales et services environnementaux) pour assurer une rentabilité suffisante.

La protection et la préservation de la nature et de l’écosystème pour des raisons surtout touristiques mais à travers une politique d’harmonisation urbaine, la promotion des tourismes et du tourisme sportif (randonnées, la chasse, la pêche) peuvent contribuer à la solution principale pour le développement de l’espace urbaine et le soutien de la pluriactivité en tant que nécessité pour attirer les investissements et les investisseurs, le tout fonctionnant dans une dynamique spatiale.

Les estimations de fréquentations hebdomadaires sont de l’ordre de 16000 personnes de toutes les couches d’âge, et constituent un potentiel économique important dans le cadre de la décentralisation pour le développement de l’écotourisme qui résulte de l’observation du monde vivant. Ce qui montre le rôle déterminant du facteur spatial qui doit être à la base de l’application de tout projet de développement qui doit tenir compte des autres paramètres qui synthétisent l’ensemble de l’espace.

En claire, la forêt, l’air, l’eau ainsi que les possibilités de randonnées et de chasse ne devraient pas entrer en conflit avec les fréquentations sportives ou touristiques si bien agencés dans l’espace Vita. Outre la fonction de maintien de la biodiversité, la contribution à la prévention des aléas climatiques est un autre service écologique important.

Les mangroves piègent le limon dû à l’érosion en amont. Selon la FAO, le rôle des mangroves dans la prévention et la réduction de l’érosion du littoral, dans la protection contre les effets du vent, des vagues et des courants, ont pour effets que là où existent de vastes étendus de mangroves préservées, les villages côtiers endurent moins de dégâts.

La jointure entre le sport, la santé, le tourisme, l’environnement et la rentabilité économique témoigne de ce que l’on peut « vendre » l’espace aussi d’une autre façon que par le moyen de la rente foncière, et peut être « sauver » les espaces par de nouvelles formes de mise en valeur bien que de façon générale, l’une des caractéristiques des biens et services environnementaux sont que leur fourniture n’est pas réglée par des mécanismes du marché et des prix. Il s’agit alors clairement des biens et services d’intérêt public qui ne sont pas caractérisés directement par la loi de l’offre et de la demande.

En conséquence tout projet d’investissement au PV ou de réhabilitation impose une réflexion globalisante qui prendrait en compte et de façon conjointe l’intégration des dimensions paysagères et des autres activités éventuelles pour s’inscrire dans une perspective de développement durable. Le champ de développement de la ville de Douala s’en trouve ainsi élargi, avec le traitement de la nature en ville, le positionnement de la commune périurbaine de Douala 5ième comme un lieu de tourisme de proximité et parce que les citadins (les urbains) manifestent les besoins forts du développement des espaces verts à la fois comme lieux récréatifs, ludiques et patrimoniaux (bien que) dans un contexte d’urbanisation très mal maîtrisée. L’illustration nous est donnée à travers les fréquentations sur les rives du Wouri aux lieux dits Base Elf et Base naval à Douala et de la Place du monument Charles ATANGANA à Yaoundé.

Une bonne organisation des activités possibles au PV dans un maillage multifonctionnel et en assurant au mieux la conservation et la protection de cet espace s’avèrent urgentes, en plus que cet écosystème offre un contexte remarquable pour l’application des méthodes d’évaluation de la valeur des services écologiques.

89 D’autres activités peuvent être développées dans le Parcours Vita et susciter un intéressement autant que le sport.

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