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1.1. Géologie

Les conditions de l’éboulement historique du Mont Granier de 1248 admises depuis trente ans sont que les marnes gorgées d’eau qui sont à la base de la falaise, auraient entrainé le « glissement de l’ensemble des terrains sur une surface de stratification des marnes valanginiennes » (Goguel & Pachoud, Géologie et dynamique de l’écroulement du mont Granier dans le massif de la chartreuse en novembre 1248, 1972). Les recherches récentes, appuyées sur des sondages géologiques, ont proposé une extension maximum de la coulée de débris qui fait aujourd’hui référence (Nicoud & al, Données nouvelles sur la nature et l’extension du glissement historique du Granier, 1998).

Néanmoins, Des interrogations demeurent sur la répartition des différents matériaux glissés au sein de la coulée de boue, ou encore la possibilité d’évènements géologiques antérieurs au XIIIe s.(73). Par exemple, la récente découverte de vestiges gallo-romains en place dans la zone théoriquement recouverte par l’éboulement a bouleversé ces acquis (AMPM, Bulletin n°8, 2010). La distance entre ce site et les limites proposées jusqu’à présent est de plus d’un kilomètre. Une cartographie sommaire de la répartition spatiale des galets calcaires (théoriquement intra-éboulement) et des galets alpins ( théoriquement extra-éboulemement) affleurant à la surface du sol a permis de mettre en évidence d’autres sites qui posent question.

La carte de répartition de ces sites associée avec les différentes extensions proposées au cours du XXe s. (figure ci-dessous) permet d’observer que certaines propositions de limites précédentes sont en meilleure adéquation avec les récentes découvertes. Ainsi, pour le nord de la zone, ce sont les limites proposées par Bollon (Bollon, 1998) qui correspondent le mieux à nos propres observations. Pour le sud de la zone, ce sont les limites proposées sur la carte géologique de 1969 qui se rapprochent le plus du site gallo-romain fouillé en 2010 (Barféty & Gidon, 1969). Ces deux limites d’extension ont peut-être en commun la méthodologie de leurs auteurs. Ainsi Bollon(74) fait part de ces observations de terrain selon le paysage, la présence de mollards ou de rochers, l’examen attentif du sol de surface… (Bollon, 1998, pp. 56-58). A l’inverse l’article de Nicoud et al. semble n’être appuyé que sur les sondages géologiques. Par ailleurs, comment expliquer, alors qu’il existe de vrais contrastes topographiques sur le terrain, qu’il n’y soient pas évoqués.

En l’état actuel les conclusions présentées dans Nicoud et al. (1999) ne sont pas à remettre en cause dans leur ensemble mais à nuancer pour les marges précises de l’éboulement. La forme générale de la nappe de matériaux glissés pourrait se présenter avec des contours beaucoup moins réguliers. Certaines zones pourraient aussi avoir été épargnées, comme des « cuvettes » préservées.

Il a été mis en évidence que les observations de terrains permettent d’affiner la cartographie sans avoir recours à des sondages géologique importants. Il serait intéressant d’approfondir la lecture des auteurs mis en évidence. Bollon décrit soigneusement sa méthode d’investigation qui lui permet de proposer de telles marges et apporte une liste soigneuse de l’ensemble de ses observations. Les sondages géologiques pratiqués par la SNCF doivent être étudiés sous ce nouveau prisme. Enfin les raisons de cette répartition des matériaux sont des axes de recherche à explorer pour les géologues (composition de l’éboulement, influence de la topographie antérieure…)

Synthèse des limites de l'éboulement

Figure 54 : Synthèse des limites de l’éboulement

1.2. Hydrologie

L’éboulement du mont Granier a redéfini la topographie de ses versants tout comme l’ensemble de son réseau hydrographique (Pachoud A., 1998 b). Celui-ci marque l’identité des Abîmes de Myans, en particulier par ses nombreux lacs(75) qui sont représentés sur les plus anciens documents cartographiques.

L’étude de la mappe sarde met en évidence un nombre important de pièces d’eau de tailles variables et aux contours irréguliers. Celles-ci ne sont la plupart du temps pas dépendantes du réseau hydrographique. Ce dernier se compose de trois ruisseaux principaux, qui ne sont pas nommés sur la mappe sarde, mais qui correspondent dans l’ensemble au tracé des ruisseaux actuels de l’Albane, du Bondeloge et du Glandon. Deux grandes zones humides ont été relevées et sont appelées marais d’Apremont, et marais du château (voir Figure 59 : Evolution du “Marais du Château”Figure 59 ). Elles sont décrites en ces termes en 1866 par l’abbé Chamousset : « La commune des Marches était il y a vingt ans d’une insalubrité peu commune; les fièvres paludéennes y étaient entretenues par les marais de ces Abîmes et ceux d’Apremont, par les marais de Chignin et par les eaux, qui restaient stagnantes dans la plaine située entre le château des Marches et l’Isère. »(76)

La comparaison avec les données actuelles met en évidence la diminution, voir la disparition de ces pièces d’eau et zones humides (voir figure 2). Le tracé du Bondeloge est modifié au cours du XXe s. Il a été dirigé dans un collecteur vers le nord-est avant d’infléchir sa course vers le sud-est pour rejoindre l’Isère(77).

Le nombre total de pièces d’eau relevées sur les mappes sardes des Marches et d’Apremont est de trente-huit(78). Leur taille varie de 157 mètres carrés pour la plus petite à 100 513 mètres carrés pour le lac de Saint-André. Elles occupent 210 790 mètres carrés soit 0,43% de la surface totale des trois communes des Marches, Myans et Apremont.

Réseau hydrographique du XVIIIe s

Figure 55 : Réseau hydrographique du XVIIIe s.

Réseau hydrographique actuel

Figure 56 : Réseau hydrographique actuel

Comparaison entre le réseau hydrographique du XVIIIe s. et actuel sur l'éboulement du Granier

Figure 57 : Comparaison entre le réseau hydrographique du XVIIIe s. et actuel sur l’éboulement du Granier

D’après les données attributaires (étude des registres associés à la mappe sarde), les zones humides atteignaient au XVIIIe s. une surface maximum de 16 275 656 mètres carrés, soit plus d’un tiers de la surface étudiée. Ce chiffre extrêmement important ne correspond pas aux données présentées sur les cartes. Cette différence vient du choix fait de classer en zones humides toutes les mentions de prés et pâturages contenant une végétation de ce type (voir Partie 2, 2.2.5). Ces parcelles ne sont donc pas indiquées sur la mappe sarde (document graphique) comme zone humide. En l’état actuel, on peut donc affirmer l’existence de deux grandes zones marécageuses (marais d’Apremont et marais du château) au XVIIIe s. Il est probable qu’il y ait eu un état précédent où les zones humides ont pu atteindre le tiers de la surface considérée.

Cette supposition est renforcée par le témoignage de l’abbé Chamousset qui parle d’une zone marécageuse importante au milieu du XIXe s. : « Tout l’espace compris entre le chef-lieu et Saint-André était inhabitable. On ne voyait là que quelques rares maisons et dans ces maisons que des fiévreux. » (Guillaumin, 1937, pp 610-611). Aujourd’hui les deux grandes zones des marais d’Apremont et du château sont aménagées et drainées par de profonds collecteurs et fossés(79).

Le processus de diminution et de disparition des pièces d’eau et marais est donc attribuable tant à l’aménagement du territoire, qu’au comblement naturel par la sédimentation (voir figure 4). La disparition du lac de Corniolle situé en altitude loin de tout aménagement, est certainement liée à un processus naturel. Le lac des dames s’est asséché car ses eaux ont été redirigées vers le lac de Saint-André (« Toute cette région […] a été complétement assainie. Les différents lacs ont été réunis par des canaux d’une profondeur de 1 mètre et les cuvettes ont été comblées » Guillaumin, 1937).

Evolution des lacs et zones humides

Figure 58 : Evolution des lacs et zones humides

Evolution du Marais du Château

Figure 59 : Evolution du “Marais du Château”

1.3. Reconquête de l’espace

1.3.1. Nature du sol

Les premiers traitements pratiqués sur les trois mappes sardes étudiées permettent d’obtenir les statistiques de surfaces pour les neufs classes d’usage du sol définies, assorties d’une carte schématique de leur organisation spatiale. Des grands traits se dégagent sur l’exploitation du sol au XVIIIe s. sur les pentes du Granier. La comparaison avec les données actuelles permet de mettre en évidence quelques évolutions générales sur les deux derniers siècles.

L’importance des zones humides a été déjà soulignée précédemment. Elles sont concentrées dans le marais d’Apremont, la zone au sud-est des Marches et certainement aussi autour du lac des Dames. L’espace recouvert par le glissement historique du Granier peut schématiquement se diviser en deux zones. La vallée et la partie de la commune d’Apremont non recouverte par l’éboulement ont une organisation structurée et diversifiée avec des champs, des vignes, des près et des pâturages… A l’opposé l’amont concentre des terres incultes, principalement des broussailles.

En l’état actuel deux points peuvent être discutés : l’évolution de la vigne et des forêts.

La vigne semble s’imposer aujourd’hui en une quasi monoculture sur l’ensemble du territoire considéré(80) (à l’exception des pentes du mont Granier occupées par la forêt). Cependant au XVIIIe s. elle ne recouvre que 14% des trois communes. Les parcelles de vignes sont localisées sur les pentes des moraines, les pentes de la montagne à Apremont, et l’avancée tithonique. C’est sur le nouveau territoire acquis en 1760 qu’elle est la plus présente sur presque un quart de la surface. Dès lors, la question de l’origine de la vocation viticole des Marches se pose, tout comme la façon dont la vigne va gagner petit à petit l’ensemble du territoire. On est tenté d’imaginer que deux front de cultures viticoles, l’un au nord à Apremont (en dehors de l’éboulement), et l’autre au sud depuis Chapareillan, vont petit à petit s’agrandir pour finir par aujourd’hui se rejoindre. La question de la propriété des parcelles viticoles est aussi un point important qu’il faudra explorer.

Le couvert forestier, et en particulier son évolution, est une autre donnée structurante du paysage. Ainsi au XVIIIe s., sur la zone recouverte par l’éboulement ne se trouve pas de forêt d’altitude. Les pentes du Granier sont occupées par des zones de broussailles éventuellement utilisées comme pâturages, à l’exception d’une lentille au sud-ouest de la commune d’Apremont où se trouvent des près (peut-être une zone de replat qui aurait à première vue une irrigation intéressante).

Par contre, dès que l’on passe en dehors de l’éboulement (nord-ouest d’Apremont), la forêt est de nouveau présente. Cela signifie-t’il que l’exploitation de ces zones empêche le couvert forestier de se mettre en place, ou bien celui-ci n’est-il toujours pas apparu plus de cinq siècles après la catastrophe ? La question de l’ancienneté du couvert forestier actuel se pose donc, tout comme les conditions de mise en place de zones boisées sur le substrat issu de l’éboulement. La seule certitude est que depuis le XVIIIe s. la forêt a regagné ces espaces de broussailles comme le montre la superposition entre les mappes sardes et la couche de végétation actuelle (voir figure ci-dessous).

Evolution du couvert forestier

Figure 60 : Evolution du couvert forestier

1.3.2. Typologie du parcellaire

Les formes du parcellaire font partie intégrante des paysages, et contribuent à leurs identités. Les études d’archéogéographie ont démontré que les formes se transmettent dans le temps selon différents processus. Elles sont alors les témoins des paysages anciens, des pratiques territoriales des sociétés, et de leur aménagement du territoire.

L’étude du parcellaire présentée ci-dessous est issues des méthodologies décrite dans les récentes études d’archéogéographie et sur les cadastres anciens ( (Robert S. , « Comment les formes se transmettent-elles ? », 2003; Chouquer, Les formes du paysage, Tome II : Etude sur les parcellaires, 1996). Le développement des techniques informatiques et l’entrée du Systèmes d’Information Géographique dans la palette des outils disponibles pour l’historien et l’archéologue du paysage ont fait évoluer les méthodologies (voir par exemple le n°44/2006 de « Le médiéviste et l’ordinateur » sur Les systèmes d’information géographique en ligne sur http://lemo.irth.cnrs.fr). Il a été démontré qu’au-delà du document fiscal ou foncier, les cadastres ont à apporter à la connaissance des paysages. On peut citer par exemple les travaux de N. Poirier sur les terriers (Poirier, « Des plans terriers au cadastre ancien : Mesurer l’évolution de l’occupation du sol grâce au SIG » (Les systèmes d’information géographique), 2006), ou pour le cadastre sarde (Baud, 2009) et (Eynard-Machet, 1993).

Les études archéogéographiques(81) de ces dernières années ont permis d’identifier un certain nombre d’éléments structurants du paysage et qui sont appelés « morphogènes ». Il s’agit d’élément géographique qui influent les formes (entre autre du parcellaire), au-delà de leur époque de fonctionnement. Il peut s’agir de voies, de formes du relief, de réseaux hydrographiques… Un certain nombre de phénomènes de transmission de ces formes, avec parfois transformation (« transformission ») sont identifiées par la discipline selon des grands principes. L’« isoclinie » qui est la transmission de l’orientation est une de ces « transformission » la plus présente dans l’évolution des paysages.

Cette première phase d’analyse sur le parcellaire et ses formes s’est attaché à identifier des grands types d’organisation. La question de la transmission pourra être abordée plus tard.

La manipulation et l’observation des données, notamment des photographies aériennes et du cadastre actuel (données IGN) mais aussi du parcellaire de la mappe sarde, laissent percevoir des « styles » d’organisation territoriale marqués par la forme du parcellaire. Deux grands styles se dégagent. Un rectiligne et classique, composé d’alignements remarquables et de formes quadrangulaires. Il est présent sur plusieurs zones du territoire : à l’ouest du village des Marches, à l’ouest du lac de Saint-André, sur la commune d’Apremont et enfin au sud du glissement. A l’opposé, un style de parcellaire composé d’unités de taille modeste et curviligne que l’on pourrait qualifier de « morphologie cellulaire ». Celui-ci, complexe et peu lisible au premier abord, donne l’impression que les parcelles sont encastrées les unes dans les autres. Il se trouve concentré dans l’ouest de l’éboulement et principalement sur les pentes du mont Granier. Ces observations permettent de définir trois types de parcellaire (figure 60).

Trois types de parcellaires visibles sur l'effondrement du mont Granier

Figure 61 : Trois types de parcellaires visibles sur l’effondrement du mont Granier

Type A (voir fiche explicative ci-dessous) : un parcellaire quadrillé qui prend appui sur les moraines de Chacusard, Seloge et des Marches pour s’étendre jusqu’au pied de l’avancée tithonique, soit environ trois kilomètres carrés. Ce parcellaire, tout à fait surprenant, se distingue aisément dans le paysage et sur les photographies aériennes. Sa genèse est avant tout liée à l’histoire des Abîmes et de ses habitants. En effet, il a pour origine la première parcelle acquise après la catastrophe pour en faire des pâturages, par Pierre de La Ravoire en 1263. Elle s’étendait de Seloge à Myans, de Myans à la pierre Hachée, de la pierre Hachée au mollard de Saint-André et de là à la croix de Murs. Cette parcelle, qui est signalée comme recouverte par des mollards sur la carte anonyme du XVIe s., a sans doute été utilisée et mise en valeur par les habitants des Marches.

Ces derniers ont réussi, deux siècles plus tard, à faire valoir leurs droits dessus puisque cette zone est indiquée comme appartenant à la communauté des Marches sur la mappe sarde. Au moment de la Révolution, les communaux sont divisés en lots géométriques et égaux entre les habitants. Cet évènement crée les conditions d’apparition de ce parcellaire quadrillé. Par la suite, des routes parallèles et perpendiculaires apparaissent pour desservir ces parcelles, et l’urbanisation se greffe sur ce réseau renforçant encore cette forme quadrillée.

Type B (voir fiche explicative ci-dessous) : Ce parcellaire rectiligne repéré sur la mappe sarde de 1760 pose beaucoup de questions tant sur son origine que sur l’interprétation à lui donner. Le tri d’orientation(82) a mis en valeur les deux orientations dominantes de deux parcellaires imbriqués ensembles. Leur fonctionnement conjoint avec le réseau hydrographique se comprend bien. Il s’agit principalement ici de fossés pour les orientations nord-ouest/sud-est. Il est difficile de dire lequel, du réseau de parcelles ou de fossés, a précédé l’autre, car il faut prendre aussi en compte la présence d’une ancienne zone humide à cet endroit.

Ainsi des fossés de drainage ont pu constituer une première étape d’aménagement, et structurer la mise en place du réseau de parcelles, ou inversement. La présence de vestiges gallo-romains fouillés en 2010 au nord de cette zone pose aussi la question d’un parcellaire plus ancien. Il pourrait être appuyé sur la voie gallo-romaine qui est supposée traverser cet espace. La datation de ce parcellaire pourra être rediscutée avec les plans de la fouille, et grâce à un travail plus large sur le tracé des voies gallo-romaines de la région.

Parcellaire de type A

Figure 62 : Parcellaire de type A

Parcellaire de type B

Figure 63 : Parcellaire de type B

Type C en « cellules » : Ce parcellaire semble caractéristique des zones encore accidentées suite à l’écroulement. Il s’observe extrêmement bien en photographie aérienne. Il s’explique certainement par la conquête de nouvelles zones, de l’est vers l’ouest en remontant la pente. Il semble que l’élément structurant soit une grosse parcelle délimitée par ses chemins d’accès. Elle est ensuite divisée en parcelles de formes plus ou moins géométriques qui prennent appui dessus. L’étude poussée de ce parcellaire pourrait peut-être permettre de tracer une chronologie de la reconquête de cette zone en comprenant dans quel ordre ces « cellules » se « construisent ».

Parcellaire en cellule

Figure 64 : Parcellaire en cellule

Faute de temps la totalité de la zone recouverte par l’éboulement n’a pas été étudiée dans cette perspective d’organisation du parcellaire. Par exemple la zone de l’ancien marais d’Apremont mérite une étude plus approfondie. Des formes datant de l’époque où le marais a été drainé pourraient se distinguer (anciens fossés de drainage, anciennes pièces d’eau…).

73(Pachoud A. , L’écroulement du Granier en 1248 a-t-il eu des précédents ?, 1998 a)
74 François Bollon serait un religieux du sanctuaire de Myans, donc un habitant du secteur des Marches amené à parcourir le terrain ce point appelle à vérification).
75 Pour faciliter l’analyse l’ensemble des lacs, « laquets », étangs ou trous d’eau sont appelés « pièces d’eau » quel que soit leur taille.
76 Voir en Annexe les extraits de Guillaumin, 1937.
77 « Là où quelques essais ont été faits pour amener l’eau à l’Albane, ils ne se sont pas montrés assez efficaces, les canaux n’étant ni assez larges, ni assez profonds. » Guillaumin, 1937.
78 Elles ne sont pas toutes visibles à l’échelle choisie sur ce document imprimé.
79 Voir en annexe : « ce sont les marais, d’ailleurs diminués depuis 100 ans par l’assainissement ». « Des travaux de drainage furent effectués dès 1830, mais uniquement dans le marais des Marches ». Guillaumin, 1937, p. 610 – 611 pour les deux citations.
80 Faute de temps nous n’avons pas pu dresser de cartographie précise de la surface de vignes, les données présentent sur le site géoportail ne sont pas satisfaisantes.
81 Pour l’ensemble du paragraphe, les méthodologies et le vocabulaire se référer aux manuels de G. Chouquer et entre autre (Chouquer, L’étude des paysages. Essai sur leurs formes et leur histoire, 2000), ainsi que le manuel à paraître très prochainement (Robert S. , Sources et techniques de l’archéogéographie, 2011 à paraitre). Enfin le lecteur pourra se reporter au site internet www.archeogeographie.org.
82 D’après les méthodologies mises en place en archéogéographie et le principe d’ « isoclinie » (Chouquer, 2000) et (Robert, 2011 à paraître). Les orientations dominantes observées à l’oeil nue ont été mises en évidences et affinées avec un tri portant sur les lignes vectorisées. Cette étape est automatisée grâce à l’usage du SIG et du logiciel morphAL. Le seuil d’amplitude a été défini à 5° et a permis de mettre en évidence deux classes pour lesquelles le nombre d’objets est dominant.

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