PARAGRAPHE I : L’ESPACE SAHELIEN, UNE ZONE PRISEE PAR LES TERRORISTES

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La zone Sahélo-saharienne est un immense paradis sableux (A) qui, géographiquement profite aux mouvements terroristes et différents trafiquants qui entretiennent des relations, nouent des alliances pour mieux s’installer dans la région (B).

A- L’espace sahélien, ‘’un océan de sable’’

L’espace géographique sahélien, fragile de son état est une zone facilement manipulable pour les groupes terroristes (1) qui en ont fait de cette région, leur refuge et une zone de non droit (2) comme la Somalie, les montagnes afghans ou du Yémen ou encore comme les gorges du Pankissi en Géorgie où sévissent les terroristes tchétchènes.

1- Une zone facilement manipulable

Le sahel et le Sahara forment des espaces immenses, assimilés à un « océan de sable » qui s’étend de l’Atlantique à l’Ouest à la Mer Rouge à l’Est sur 6000 km de longueur. Le Sahara couvre une superficie de 8 millions de km2 et le sahel 3 millions de km². Ils couvrent à eux deux une région ayant trois sous régions comprenant, l’Afrique du Nord située au Nord du désert du Grand Sahara avec cinq Etats : la Libye, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie ; l’Afrique de l’Ouest qui comprend approximativement les pays côtiers au Nord du golfe de Guinée jusqu’au Sénégal ainsi que les pays de l’arrière pays sahélien et le sahel, qui désigne la bande de territoire marquant la transition à la fois floristique et climatique entre le domaine saharien au Nord et les savanes. Du fait de leur porosité, de leur étendue et de leur imprécision, les frontières sont faciles à franchir. Ces avantages tendent à étayer l’information selon laquelle AQMI aurait son sanctuaire dans la région montagneuse du Timétrine, au Nordouest de l’Adrar, des Ifoghas au Mali(296). Cela gène considérablement la localisation d’unités mobiles, d’otages, ainsi que toute action militaire.

Si les combattants de l’AQMI perpétuent leurs actions dans le Nord de l’Algérie, il convient toutefois de reconnaître que ce sont bien les deux katibas du Sud associer aux autres mouvements terroristes récemment crées qui font désormais la renommée d’AQMI. De par ses caractéristiques géographiques, politiques et socioéconomiques, le sahel est un terrain propice à l’établissement des groupes terroristes, à la recherche d’un lieu hors de portée des services de sécurité étatiques. AQMI a aussi profité de la détresse et de la pauvreté d’une partie de la population de la région ainsi que de la fragilité sécuritaire des Etats pour mieux s’implanter.

Les autorités maliennes et nigériennes ont longtemps délaissé la partie Nord de leur territoire pour ne développer que les zones avoisinant le fleuve Niger(297). Cela a favorisé l’émergence des rancœurs que les islamistes alimentent en fournissant des aides financières et médicales aux populations abandonnées.

L’autre élément explicatif de la facilité d’action de l’AQMI dans la région réside dans les vestiges des luttes infra étatiques. Depuis vingt années, des conflits opposent régulièrement les gouvernements à des franges de leur population souhaitant bénéficier des revenus issus des richesses naturelles de leur pays. Ces luttes ont eu comme conséquence l’apparition de bandes armées ayant pris le contrôle de pans entiers de ces territoires, faisant du sahel une zone de quasi non droit. L’absence de moyens humains et militaires a fait apparaître un large no man’s land échappant à tout contrôle. Et comme la nature a horreur du vide, l’espace sahélo-Saharien s’est vite transformé en un sanctuaire pour les groupes rebelles et terroristes(298).

2- Le sahel : une zone de non droit pour les terroristes et jihadistes

Le sahel, caractérisé par son extrême porosité et par un contrôle étatique très faible voire inexistant, possède tous les atouts pour devenir le nouveau sanctuaire islamiste de la planète.

Comme l’a écrit Mehdi TAJE, chargé des Etudes Africaines à l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire (IRSEM) : « la vulnérabilité du sahel découle de la vulnérabilité des Etats »(299). L’éloignement des capitales des Etats riverains a favorisé la marginalisation des zones sahélo-sahariennes. Il en est résulté une montée en puissance des groupes rebelles et jihadistes aggravant l’instabilité de la bande sahélienne et menaçant la sécurité et l’intégrité territoriale des Etats riverains. L’occupation du Nord du territoire malien est une illustration de cette montée en puissance qui risque, s’il n’y est pas mis fin, d’ouvrir la voie à une balkanisation des Etats de la région ; d’où l’empressement manifesté par la CEDEAO de se saisir de la crise malienne ; pareil pour la France via « l’Opération Serval ».

L’urgence est de rigueur, la précarité de cet espace risque de s’étendre et s’installer sur la longue durée profitant du fait que le sahel et le Sahara soient devenus des territoires en dégénérescence. Des narcotrafiquants y ont trouvé un terrain de prédilection pour mener leurs activités criminelles en s’associant aux groupes rebelles et jihadistes. La région s’est transformée en une véritable « plaque tournante » pour les trafics de stupéfiants (cocaïne, cigarettes, drogues) à côté du regard passif des Etats sahéliens. Ce trafic a pris une telle ampleur que, de zone de transit et de commerce, l’Afrique est devenue zone de consommation de cannabis, de cocaïne et même de drogues dures à grande échelle(300). La quantité de cocaïne qui passe par les pays de la sous-région est estimée à environ 40 tonnes par an, ce qui représente environ, 1,8 milliards de dollars(301). Cette interconnexion entre phénomène terroriste et grand banditisme a fait de la région une des moins sûres du monde.

B- UN ESPACE DE JONCTION ET DE COLLUSION ENTRE MOUVEMENTS TERRORISTES ET JIHADISTES

Les répercussions de la crise Libyenne ont été nombreuses dans la zone sahélienne à la suite du retour en force des groupes terroristes dans le sahel et particulièrement dans le Nord Mali. Chacun de ces groupes (en fonction de ses origines, de ses objectifs et de ses modes d’action) et tous ensembles vont essayés de mettre en place des alliances et dynamiques de collaboration afin de renforcer leur présence et d’accentuer leur menace sur le terrain. Dans cette dynamique rebelle éclatée et volatile (2), AQMI va ainsi créer des liens avec des réseaux terroristes portant les germes d’une menace particulièrement dangereuse et difficile à combattre (1).

1- Liaison dangereuse entre AQMI et ses filiales

Le pire est-il déjà arrivé ou à craindre ? Une réalité est cependant bien présente, l’Afrique est l’une des régions du monde qui connaît une évolution constante de la menace terroriste(302).

Si des liens avec des réseaux criminels présents au sahel ne sont plus à démontrer, AQMI en a profité du désordre sahélien pour mettre en place tout un ensemble de toile qui s’étend au delà des frontières sahéliennes. Il est établi que des connexions existent entre AQMI et le Front Polisario. Dans un rapport intitulé « Terrorisme en Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale : du 11 septembre au Printemps arabe », le Centre Internationale pour les Etudes sur le Terrorisme souligne que « les camps de Tindouf sont devenus, sous l’emprise des milices du Polisario, un terrain fertile pour les recruteurs des réseaux terroristes de tous genres et des bandes criminelles, d’où l’impératif de leur fermeture ». Pour Abdelmalek DROUKDEL, le chef supérieur d’AQMI, et les émirs successifs de la zone Sud, Yahia DJOUADI, Nabil MAKLOUFI (décédé en septembre 2012 dans un accident de voiture), recruter au sein des camps du Polisario est à la fois un moyen de combler les pertes dans leurs propres rangs et l’assurance d’obtenir des moudjahidines aguerris, connaissant parfaitement le terrain saharien(303). Plus inquiétant encore est la relation entre AQMI et BOKO HARAM.

En 2009, à la suite de la répression des forces armées nigérianes contre la secte BOKO HARAM, certains de ses membres ont trouvé refuge auprès d’AQMI(304). Un an plus tard, en juin 2010, une réunion entre envoyés de BOKO HARAM et AQMI s’est tenue dans le Sahara, aboutissant à la signature d’un « pacte de coopération » incluant notamment une assistance logistique et l’entrainement de militants nigérians de la part d’Al-Qaïda au Maghreb Islamique(305). Un pan de voile a été levé avec les informations, révélées en mai 2012 par un journal nigérian, contenues dans un Rapport adressé au Président Nigérian par les services de sécurité et de défense sur la base des liens entre BOKO HARAM et AQMI, particulièrement des formations reçues par les membres du groupe nigérian en matière de prise d’otages(306). Sur la base de ces informations (si elles s’avéraient correctes), il semblerait bien qu’AQMI ait sous traité la prise d’otages d’étrangers à BOKO HARAM ; illustrant une fois de plus les liens opérationnels établis entre BOKO HARAM et AQMI. Liens qui poussent à s’interroger sur la récente prise d’otage du 19 février 2013 d’une famille de touristes de nationalité française dans la localité de Dabanga, située à 80 km de Koussérie au Nord du Cameroun près du Nigéria.

ANCAR DINE de son vrai nom « Jum’a Ansar Al-Din Al Salafiya », « le groupe des défenseurs salafistes de la religion » en arabe œuvre aussi avec AQMI pour imposer leur loi islamique. Avant d’être chasser au Nord du Mali plus précisément dans la ville de Tombouctou, où ils étaient présents, le couple AQMI-ANSAR EDDINE faisait appliquer des lois islamiques(307). Dans une vidéo de présentation et de propagande envoyée à l’Agence France Presse, le bras droit d’Iyad GHALY(308) affirme que : « c’est une obligation pour nous de combattre pour l’application de la charia au Mali ». Cette jonction dangereuse arabo-africaine de groupes locaux et djihadistes d’AQMI, dans un contexte d’affaiblissement et d’effritement progressif du front asiatique du djihad, fait craindre un basculement du front du djihad vers le Sahara et l’Afrique de l’Ouest à la faveur d’un déclin d’Al-Qaïda en Asie et de la montée en puissance de sa branche maghrébine, avec une volonté d’étendre la zone d’action de la mouvance terroriste en s’appuyant sur des groupes armés locaux et en profitant des fragilités et de la faiblesse des moyens de nombreux Etats(309).

2- Une dynamique rebelle éclatée et volatile

Si des connexions entre AQMI et groupes armés aux motivations plus ou moins religieuses sont bel et bien réelles, la cacophonie semble toujours de mise. En effet, les différents groupes armés sévissant au sahel entretiennent le floue en ce qui concerne leur cohésion. L’observation faite sur ces groupes relève leur fragilité tant interne qu’externe. S’il apparaît que ceux-ci ont pour point commun leur appartenance à l’idéologie salafiste, c’est-à-dire dans ce cas une lecture « littéraliste des textes de l’islam, rejetant toute forme d’interprétation fondé sur la raison humaine » et engageant le musulman à vivre selon des principes du coran et de la sunna du prophète(310), la dynamique des alliances semble remise en cause.

La situation au Nord du Mali a révélé des velléités (expansionnistes) entre mouvements islamistes radicaux et la nébuleuse terroriste affiliée à Al-Qaïda. Le Mouvement pour l’Unicité et le Djihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO) est présenté comme une dissidence d’AQMI. Pour certains analystes, la démarcation à laquelle on a assisté de la part des membres du MUJAO serait la conséquence principalement algérienne du leadership de la branche maghrébine d’Al-Qaïda et de la frustration croissante de certains combattants originaires des pays autres que l’Algérie vis-à-vis de ses réticences ou de son peu d’empressement à leur confier plus de responsabilités(311). C’est notamment la thèse que présente Mohammed MAHMOUD ABU ALMA’ALI(312), écrivain et analyste spécialisé dans les mouvements islamistes armés en Mauritanie, pour qui la création du MUJAO serait le fait de Soultan OULD BADY(313). Cette scission pourrait également provenir de la volonté des membres à l’origine de la création du MUJAO d’étendre le djihad au Sud du Sahara, y compris contre les pouvoirs en place(314).

D’autres voient également cette division comme la conséquence des reproches faits à AQMI d’être principalement actif dans des activités criminelles (prise d’otages et autres), délaissant le djihad. Enfin, il est aussi évoqué des dissensions sur la base de la répartition des rançons.

Toutefois, quelques soient les raisons qui ont conduit à la création du MUJAO, il existe un lien évident entre le mouvement et AQMI. Et il faut noter aussi qu’il existe d’autres groupes dissidents du MUJAO dont le Mouvement Arabe de l’AZAWAD (MAA) et ANCAR El CHARIA qui sont présents dans le sahel.

Le Mouvement National de Libération de l’AZAWAD (MNLA), qui avait lancé l’offensive contre les forces maliennes le 17 janvier 2012 et qui avait rapidement emmené la chute de trois provinces du Nord – Kidal, Tombouctou et Gao s’est fait totalement dépasser par les islamistes(315). Si pour l’heure, il reste toujours présent au Nord du Mali, plus précisément à Kidal au côté du Mouvement Islamique de l’AZAWAD (MIA), groupe dissident de ANCAR DINE, certaines sources affirment qu’il n’a pas de crédibilité. D’ailleurs, des mandats d’arrêts ont été lancés contre les chefs de la rébellion Touareg du MNLA et des groupes islamistes armés ANCAR DINE, MUJAO, AQMI, accusés notamment de terrorisme et de sédition, a indiqué le procureur général près de la Cour d’Appel de Bamako, Daniel TESSOUGNE(316).

Quelque soit l’importance que représente ces groupes dans l’émergence de l’islam radical et du terrorisme, il est nécessaire de préciser qu’à la base se trouve également le fanatisme qui meut un certain nombre d’islamistes radicaux et de terroristes, se manifestant par le sentiment, mieux, la conviction que le combat est juste. A lui tout seul cet élément représente un moteur particulièrement puissant pour la constitution d’une place forte pour l’islamisme radical au sahel.

296 Patrice GOURDIN, « Al-Qaïda au Sahara et au sahel. Contribution à la compréhension d’une menace complexe. http://www.diploweb.com, le 11 mars 2012.
297 Mehdi MEKDOUR, « Al-Qaïda au Maghreb Islamique : une menace multidimensionnelle », Note d’Analyse du GRIP, 25 août 2011, p. 4.
298 Intervention de M. Ali BOJJI, Ambassadeur de sa Majesté Le Roi au Gabon sur le Thème : « Sahel-Sahara : Danger des espaces de non droit », Quatrième éditions de la Conférence Internationale « Marrakech Security Forum », 25 et 26 janvier 2013, p. 2.
299 Mehdi TAJE, « Les enjeux sécuritaires dans le sahel africain : Grille d’Analyse », Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R), Tribune Libre n° 8, p. 2.
300 Laurence AIDA AMMOUR, « Flux, réseaux et circuits de la criminalité organisée au Sahara-sahel et en Afrique de l’Ouest », Institut de Recherches Stratégiques de l’Ecole Militaire (IRSEM), Paris, Cahier du CEREM, Spécial Sahel, n° 12, décembre 2009, p. 4.
301 Rapport de l’ONUDC sur les drogues dans le monde, juillet 2009.
302 William ASSANVO, « Etat de la menace terroriste en Afrique de l’Ouest », Note d’Analyse n° 12, juillet 2012, p. 2.
303 François SOUDAN, « Mali : Polisario », Jeune Afrique, 08 décembre 2012.
304 Antonin TISSERON, « Sahara de tous les enjeux. Le Maghreb dans la tourmente ? », Actuelle de l’IFRI, le 23 octobre 2012, p. 4.
305 Serge DANIEL, AQMI l’industrie de l’enlèvement, Paris, Fayard, 2012, p. 204.
306 Emmanuel OGALA, ‘’Exclusive : BOKO HARAM gets N40 million donation from Algeria’’, Premium Times, 13 May 2012.

http://www.premiumtimesng.com/news/5079.Boko_Haram_gets_n40million_donation_from_algéria.html.

307 « Au Nord Mali, ANCAR DINE et AQMI œuvrent main dans la main, RFI, le jeudi 03 janvier 2013.
308 Iyad GHALY est un ancien leader des rébellions Touareg des années 1990 à la tête du Mouvement Populaire de l’AZAWAD. A la suite de la dissolution de celui-ci, il devient plus tard Secrétaire Général de l’Alliance Démocratique du 23 mai pour le changement, mouvement touareg politique et pacifique. C’est en 1999-2000 qu’il a versé dans le salafisme, au contact de prédicateurs pakistanais installés à Kidal, explique l’historien Pierre BAILLEY. Il devient par la suite négociateur lors de la libération d’otages détenus par AQMI, rôle auquel il empoche de grosses commissions. Après son expulsion en 2010 de l’Arabie Saoudite
où il était détaché en tant que Conseiller Consulaire à Djeddah à cause de ses liens supposés avec AQMI, il crée le Mouvement ANCAR DINE vers la fin 2011 lorsqu’il se voit refuser son intégration au MNLA. Voir à ce sujet, « Coup d’état au Mali et Montée de l’islam radical au sahel », Chaire Raoul-Dandurand, 24 avril 2012 ; Julia Dufour et Claire KUPPER, « Groupes armés au Nord Mali : état des lieux – Fiche Documentaire », Note d’Analyse du GRIP, 06 juillet 2012. Voir également Pierre BAILLEY, « Mali : Iyad AG GHALY, le rebelle Touareg devenu djihadiste », L’Express, 12 avril 2012.
309 Laurence AIDA AMMOUR, « Nouveaux défis sécuritaires en Afrique du Nord après le ‘’printemps arabe’’ », GCSP Policy Paper, n° 4, 2012. Voir également Jemal OUMAR, « Déplacement du centre de gravité d’Al-Qaïda au Maghreb », Magharebia, 12 octobre 2012.
310 « Le Salafisme aujourd’hui. Entre réformisme islamique et mouvement de rupture », http://www.oumma.com, 22 mars 2012.
311 William ASSANVO, « Etat de la menace terroriste en Afrique de l’Ouest », Note d’Analyse n° 12, juillet 2012, p. 8.
312 Mohammed MAHMOUD ABU AL-MA’ ALI, “Al-Qaeda and its allies in the sahel and sahara”, Al-Jazeera Center for studies, Reports, 1 May 2012.
313 Présenté comme le chef du MUJAO par certains, Alias Abu Bady, arabe originaire de la ville de Gao, a crée cette organisation après qu’il lui a été refusé la création d’une unité composé d’arabes de l’Azawad.
314 William ASSANVO, op. cit., p. 8.
315 Alain RODIER, « Mali : La situation de non droit s’éternise », CF2R, Note d’actualité n° 286, 10 septembre 2012.
316 Daniel TESSOUGNE est un magistrat malien actuellement procureur près de la cour d’appel de Bamako.

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