III.4.1– Banques commerciales et financement de l’économie

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L’essentiel des activités bancaires concerne, outre les services, des prêts à court terme liés à des dépôts à vue. La volatilité importante des dépôts des clients ainsi que de faibles garanties peuvent expliquer en partie un comportement « frileux » des banques face au crédit. Les investissements productifs à moyen et long termes sont pour l’essentiel financés hors du secteur bancaire, surtout par autofinancement. Au Cameroun, seule Afriland First Bank, une banque à capitaux locaux et hollandais, pratique à la fois le capital risque et le leasing à côté de ses activités bancaires traditionnelles (Hugon, 2007).

Les PME qui ont contribué à la crise bancaire des années 1980 – en raison de leur faible pérennité et de leur insolvabilité – ne sont pas financées par le secteur bancaire excepté pour des opérations concernant leur fonds de roulement. Le poids des banques françaises demeure important, mais on observe un jeu concurrentiel important avec un certain développement des banques à capitaux locaux (camerounais ou gabonais) et de pays tiers (marocains, américains, etc.)

Les banques réalisent leurs marges grâce aux commissions prélevées sur des services (par exemple les transferts financiers ou le coût annuel de gestion d’un compte représentant le montant du SMIG mensuel) et moins sur les crédits, exception faite du crédit documentaire (Hugon, 2007). D’où le développement du secteur de la microfinance.

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