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CONCLUSION

ADIAL

Telle est donc la micro-assurance en France. Une offre très jeune, qui soulève
beaucoup d’espoir, au vu de ce qui a été réalisé dans les pays en voie de développement
économique, mais qui soulève également beaucoup de questions quant à sa réelle viabilité et
son avenir à moyen et long terme en France.
Les mois à venir seront cruciaux, à de nombreux points de vue. En effet, l’extension
progressive à toute la France apportera beaucoup d’enseignements mais est aujourd’hui un
immense chantier humain et logistique à mettre en place, pour créer des relais locaux. Les
prochains mois clarifieront également les termes de la « concurrence » entre l’offre
d’Entrepreneurs de la Cité et l’offre AXA/Macif. Si le regroupement sous une seule et même
offre serait préférable à de nombreux points de vue, la perspective d’une compétition dans un
secteur si spécifique et si incertain apparaît comme regrettable tant elle risque de s’apparenter
à une perte de temps, de moyens et d’énergie. Par ailleurs, s’il vient réellement à exister deux
offres concurrentes, cela pourrait vouloir dire que la micro-assurance en France constitue bel
et bien un marché. Nous pourrons alors observer dans un avenir proche si la concurrence a eu
des effets bénéfiques, à la lumière de l’objectif final de la micro-assurance qui est de
permettre à des individus de créer leur entreprise et de permettre ainsi d’augmenter le nombre
de PME en France.
L’horizon 2009 nous ouvrira également les premiers chiffres et tendances tangibles
sur l’impact de la micro-assurance au niveau sociétal en France. Même si elle sert avant tout à
créer l’unique emploi du chef d’entreprise, la micro-assurance pourrait bien d’être associée au
développement des services à la personne en France, dont l’importance est soulignée par les
pouvoirs publics, en ce qu’elle offre une assurance à un coût très faible.
Enfin l’horizon 2010 permettra de savoir si oui ou non la micro-assurance s’est avérée
être un tremplin vers les produits du marché, ou si la situation de certains micro-assurés
nécessitera qu’elle s’inscrive plus dans la durée.
Aujourd’hui, la micro-assurance est donc un défi. Défi au métier d’assureur qui doit
montrer qu’il est capable de savoir sortir des sentiers de la rentabilité pour aller vers les plus
faibles. Défi à la société française qui a pour l’instant rejeté quasiment tous les remèdes qu’on
lui avait administrés pour tenter d’apporter des solutions au problème du chômage.
Certes, les incertitudes sont assez nombreuses, mais comme dans tout projet novateur,
rien ne vaut l’audace de ceux qui s’engagent pour faire changer les choses en mieux.

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