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A/ L’inadaptation de l’outil de gestion et du mode de distribution « classique » de l’assurance

ADIAL

Le marché de l’assurance en France est fondé sur l’octroi de commissions. En effet,
l’assurance est distribuée le plus souvent par des intermédiaires, agents généraux ou courtiers,
qui doivent pour cela être rémunérés. L’objectif commercial est indispensable pour respecter
les règles de distribution « classique » de l’assurance. La visée commerciale est également
obligatoire pour que l’assureur puisse rester bien placé sur le marché, un assureur ne pouvant
subitement et seul décider de proposer durablement un produit sur lequel il renonce à tout ou
partie de ses marges commerciales. En effet, si cette stratégie peut s’avérer payante à court
terme pour capter une clientèle, elle n’est pas viable sur le long terme.
La distribution de produits d’assurance à prix modiques que nécessite la microassurance
ne pouvait donc pas s’effectuer auprès des réseaux de distribution classiques. Cette
offre ne devait également pas se trouver en concurrence avec les autres produits du marché
sans renier son objectif de produit solidaire et sans risquer d’être rejetée par le marché de
l’assurance. Elle ne pouvait également se satisfaire des circuits de gestion classiques, trop
onéreux pour respecter l’objectif de prix très faible, qui est le corollaire une telle offre.
Ainsi, pour pouvoir distribuer l’offre de micro-assurance en respectant les objectifs
que nous venons d’évoquer il a fallu mettre en place une structure totalement hors marché,
basée sur un mode de distribution sans commissions et avec une vocation solidaire.

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