4.1.2. Transcription des entretiens

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La traduction du texte orale en texte écrit (annexe 6, p. 123) fait partie des processus d’interprétation que le chercheur est amené à proposer. D’une manière générale, n’existant pas de consensus à ce sujet en recherche sociale, « c’est donc à des compromis adaptés au cas par cas que l’auteur devra recourir le plus souvent » (Blanchet, 2010 : 113).

Pour notre étude, rappelons d’abord que nos informateurs s’expriment en langue seconde, voir troisième. Après quelques entretiens qui m’ont servi à tester mon guide et élaborer mes premières hypothèses, j’ai constaté que les hésitations, les répétitions, les pauses de mes informateurs traduisaient une difficulté à s’exprimer en français. Il ne me semblait donc pas pertinent de transcrire ces éléments de discours qui allait alourdir mon futur corpus sans apporter de véritables faits de paroles dont l’interprétation servirait notre problématique. Sans écarter l’ensemble de ces manifestations dont il m’a fallu discerner celles qui étaient utiles des autres, j’ai globalement opté pour une transcription écrite plutôt qu’une retranscription littérale de mes entretiens dans le but de faciliter leur lecture. J’ai ainsi adopté les conventions grammaticales usuelles. Il m’a semblé alors nécessaire de corriger les fautes grammaticales tout en gardant la structure de chaque phrase même si elles n’étaient pas toujours appropriées. J’ai également retenu les silences qui me semblaient significatifs par trois points « … » et par six points « …/… » pour les plus longs.

Enfin, j’ai noté entre parenthèses les gestes et mimiques, et lorsque l’informateur parlait plus ou moins fort.

Ces prises de position, même si elles effacent globalement les traces expressives du discours, préservent son contenu que nous allons analyser.

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