3) ANALYSES DES DIFFICULTES

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Pour faire face à certaines difficultés j’ai pu modifier mon PAC et mon organisation. Mais, je ne pouvais pas agir ni contrôler toutes les situations. Les difficultés ne sont pas les mêmes en fonction du secteur, il faudra les étudier tous les deux.

A/ ALENCON

La grande difficulté de la ville d’Alençon réside dans les habitudes des commerçants. Ils ne veulent pas les changer, ils travaillent avec les mêmes fournisseurs depuis des années. Des fournisseurs en qui ils ont confiance et qu’ils ne veulent pas « trahir ». Ils sont satisfaits de leur service et n’ont pas de raison d’en changer même si nous proposons des prix plus bas. Nous ne sommes pas complètement responsables de ce comportement. Même si le secteur est délaissé par rapport à certaines autres villes, la commune d’Alençon a toujours été suivie. C’est un comportement propre aux commerçants d’Alençon. Deux restaurateurs ont réagi « violement » à ma venue. Ils ont mal pris le fait que je sois en alternance et que François Cousin m’envoie les visiter.

Les difficultés économiques actuelles ont été une autre difficulté. Par exemple, le service de livraison ne convenait pas à de nombreux restaurateurs. Pour bénéficier de ce service il faut un montant minimum de 400 euros d’achat. Beaucoup ne travaillaient pas assez pour atteindre ce montant, ils prenaient le risque de ne pas vendre leur marchandise ou de la perdre (DLC).

B/ CHATEAU DU LOIR

La crise économique était encore plus présente qu’à Alençon. Il y a beaucoup de cessation et très peu de reprises d’établissements. Pour faire face à cette situation, les commerçants s’entre aident. Une véritable solidarité s’est mise en place. Ils préfèrent faire leur achats chez le boucher ou le Carrefour market d’à côté. Ils font aussi travailler les éleveurs et maraichers des environs.

Par exemple j’ai rencontré un restaurateur qui ne faisait que 3 couverts par jours. Il n’avait jamais de viande en stock. Quand un client lui en commandait, il allait l’acheter chez le boucher d’en face (et la payait beaucoup plus chère).

Un autre élément dérangeant est le temps que mettent les résultats à nous parvenir. Même si la visite n’aboutit pas sur une vente, elle a tout de même une répercussion sur le client. Il viendra en magasin acheter le produit dont on lui a parlé. Pour s’en assurer il faudra consulter ses factures et revenir à la charge s’il n’a pas pris nos conseils en compte. Les résultats le prouve même sans bon de commandes plus les clients sont visités, plus ils viennent à l’entrepôt.

CHATEAU DU LOIR

Mon manque d’expérience et de connaissance des produits (équipement) était aussi une des difficultés auxquelles je devais faire face. Certain produit demandaient des connaissances techniques très pointues (comme une hotte). Même de l’équipement simple tel qu’une une friteuse m’a posé difficulté la première fois. Il faut poser des questions précises. Dans le cas de la friteuse nous devions poser les questions suivantes : le nombre de bacs, friteuse électrique ou à gaz ? Combien de kilos passez-vous par jour ? Le logiciel METRO solution m’a beaucoup aidé. J’ai également mis du temps à intégrer que le conditionnement devait faire partit de mon plan de découverte. Au début, je me contentais de demander quel était le type de produit utilisé et la marque.

Afin de remédier à ces erreurs, des préconisations sont à mettre en place.

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