2.3. Les politiques linguistiques familiales

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« Thème relativement nouveau en sociolinguistique » (Haque, 2012 : 13), la littérature qui concerne cette notion n’est pas aussi abondante que celle des représentations sociales.

Nous nous appuierons sur plusieurs auteurs qui l’ont abordée comme M. Dreyfus, C. Deprez, S. Haque, D. Moore, Lüdi et Py. Ils la traitent en général sur des populations immigrantes dont les enfants fréquentent une école régulière dans la langue du pays d’accueil. Cette notion a donc été abordée dans certains contextes. Aussi, nous ne pouvons l’aborder sans prêter attention au nôtre et la population qui concerne ce mémoire, à savoir les anglophones montréalais, ainsi que le programme particulier suivi par leurs enfants.

Comme nous l’avons constaté dans le paragraphe 1.2.3, la population anglophone est hétérogène : québécois « de souche », immigrants canadiens de première, ou de deuxième génération. Nous ne pouvons donc la considérer d’un bloc comme une population d’immigrants. Notre contexte est donc ici bien différent de celui des études faites sur le comportement des immigrants en France ou en Suisse par les auteurs que nous venons de citer. C’est pour cette raison que nous parlons de politiques linguistiques familiales au pluriel. Nous allons cependant nous référer à ces auteurs, d’abord parce que cette littérature est-ce lle dont nous disposons, et aussi parce que nous pensons que les concepts élaborés peuvent nous être utiles à condition de récupérer de l’analyse de ces auteurs les généralités que nous serions à même de retrouver dans notre contexte. Dans les deux cas en effet, les familles doivent gérer le fait que la langue à l’école ne soit pas celle de la maison. L’idée principale est ici de constater que, dans notre cas comme dans les autres, il y a mise en place de politiques linguistiques familiales.

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