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§2/ Les questions relatives à la technique assurantielle

ADIAL

La micro-assurance pose également des questions quant aux produits d’assurance
distribués, notamment à l’approche d’une extension progressive aux 22 régions françaises et
de l’augmentation du nombre de candidats à la micro-assurance. En effet, les produits ont été
créés avec comme base l’idée que la sinistralité des candidats à la micro-assurance était la
même que pour n’importe quels autres clients. Mais l’incertitude règne sur ce qu’il en est
réellement. Ainsi, le nombre actuel d’assurés ne permet pas encore la mise en place d’un
observatoire des risques crédible permettant de savoir si oui ou non cette clientèle est
différente des assurés classiques. La réponse viendra avec l’extension de l’offre, mais pour les
assureurs partenaires, la réponse à la question de l’éventuelle sur-sinistralité viendra sans
doute trop tard. Partant, les contrats, qui n’ont déjà pas pour vocation de dégager des
bénéfices, pourraient alors engendrer des pertes importantes, ce qui serait de nature à nuire à
la vie du projet. Il serait en effet à craindre que certains assureurs partenaires soient tentés de
renoncer à proposer leur produit si les pertes étaient trop importantes.
Une dernière question se pose, quant à la durée de quatre ans au cours de laquelle les
produits de micro-assurance sont proposés. Dans la logique de départ, passé quatre ans,
l’entreprise est censée être viable et avoir désormais les moyens de s’assurer avec les offres
du marché. Mais, cette hypothèse part du principe que l’entreprise aura pu durablement
s’insérer dans le tissu économique local et aura pu assurer un développement lui permettant
de s’inscrire dans la durée. Cependant, une question s’impose avec force. Quelle attitude
faudra-t-il adopter si, passé le délai de quatre ans, il s’avère que l’entreprise existe toujours,
mais ne peut financièrement s’assurer auprès des assureurs du marché et risque donc de se
retrouver sans couverture d’assurance. Telle est la une question épineuse. La logique et
l’esprit de l’offre de micro-assurance d’Entrepreneurs de la Cité imposerait de continuer à
assurer ces créateurs, puisque la volonté est d’éviter à tout prix l’absence d’assurance. Si tel
était le cas, la question de savoir si la micro-assurance est vraiment une offre « hors marché »
serait inévitablement soulevée, puisqu’elle s’inscrirait alors dans la durée. Pour le reste, il
n’est pas forcément souhaitable qu’après avoir accompagné une entreprise pendant quatre ans
et l’avoir sensibilisé à l’assurance, elle soit abandonnée à son sort.

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